Lieu : Musée des Beaux-Arts de Lyon

Début : 23/01/2016 – 09:00

Fin : 23/01/2016 – 18:00

Responsable(s) scientifique(s) : Pascale Mounier / Michèle Clément

Journée d’étude Laslar (Caen), GRAC (Lyon 2), EHic (Limoges) et association RHR

Lyon, Musée des Beaux-Arts, samedi 23 janvier 2016

Organisation : Pascale Mounier et Michèle Clément

 

Rares sont les romans sans source médiévale française ou source étrangère directes à être publiés en France entre 1501 et 1600. Lyon s’avère pourtant la première ville à publier des Rabelais et des pseudo-Rabelais (PantagruelGargantua, Grandes CronicquesChronicques du grant Roy Gargantua, Disciple de Pantagruel), des romans comiques (Mythistoire barragouyne de Fanfreluche et Gaudichon), des romans de chevalerie (Philandre), des romans sentimentaux (L’Amant resuscité de la mort d’amour) et des romans héroïques (Alector). Si l’on considère le champ du manuscrit, des œuvres chevaleresques comme Le chevallier au lyonTristan et Palanus, écrites dans la première partie du siècle, manifestent un lien distendu avec la production médiévale et empruntent aux formes italiennes des XVe et XVIe siècles. La vitalité des presses locales va ainsi de pair avec l’effervescence littéraire et artistique d’un centre des plus actifs : Lyon est aussi le lieu de création de ces romans originaux.

On peut tâcher de déterminer la singularité des textes produits dans le « creuset lyonnais » (E. Kammerer) par des locaux ou des lettrés de passage : quels sont les rapports entre écriture et impression dans la production de nouveaux textes (auteurs et imprimeurs impliqués, réseaux de travail, co-élaboration des œuvres, partage entre manuscrit et imprimé) ? Quelles sont les particularités éditoriales des livres mis sur le marché et leur contribution à la définition de sous-genres (effet d’innovation ou de conservatisme, renouvellement ou acclimatation d’un sous-genre existant ou création d’un sous-genre sans antécédent, public visé par les stratégies génériques) ? La singularité du projet créatif peut s’apprécier par comparaison de l’édition princeps aux éditions antérieures et contemporaines de textes proches ainsi qu’aux éditions postérieures du même texte, lyonnaises ou non (effet d’imitation ou de différenciation éditoriale, évolution de la présentation des éditions, durée de l’apanage lyonnais de la diffusion du texte).

L’enquête vise à apporter de nouvelles données sur des textes très connus ou au contraire encore en partie méconnus en les envisageant du point de vue de leur rapport au lieu qui les a vus naître. Les mises au point sur l’histoire éditoriale et sur le profil générique des œuvres sont susceptibles d’enrichir la base Éditions Lyonnaises de Romans (ELRhttp://www.rhr16.fr/base-elr), qui propose des ressources relatives aux romans publiés dans la ville entre 1501 et 1600.

La journée se place dans le cadre d’un partenariat scientifique entre le LASLAR et le GRAC concernant le roman au XVIe siècle. Par son axe « Valorisation du patrimoine littéraire et artistique », le LASLAR souhaite en effet étudier les enjeux éditoriaux de la production littéraire des siècles de la première modernité et promouvoir le rassemblement et la diffusion électronique de données sur le livre ancien. Le GRAC (UMR 5037, Lyon) se montre pour sa part intéressé de longue date par la production littéraire et éditoriale lyonnaise et par l’inventaire et la description des éditions anciennes de romans publiés au XVIe siècle. La journée est aussi soutenue par l’association RHR, qui a fait en 2008 des éditions lyonnaises de romans un projet collectif d’étude et héberge sur son site une banque de données sur la question, et par EHic (EA 1087, Limoges, Espaces Humains et Interactions Culturelles).

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Public concerné : chercheurs, étudiants

Type d'évenement : journee_etude