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  • séminaire «Transhumanisme : de la fiction à la réalité» : deuxième rendez-vous

The face of a robot woman.Politique et éthique du posthumain
par Francesco Adorno (Université de Salerne, Italie) 
Mercredi 13 mars, 14 h – 17 h 30 MSH, Salle du 2e étage

     

Proposé par Isabelle Krzywkowski (université Stendhal-Grenoble 3 / CRI) et Jean-Yves Goffi (UPMF / PLC),dans le cadre du programme «Human enhancement et anthropotechnie : entre réalité et fiction» (ARC 5)


Il est clair que la vulgate théorique dominante nous indique avec une force croissante que l’être humain tel que nous le connaissons, et que nous sommes, est destiné à disparaître. Si la destinée de toute espèce vivante est bien de périr tôt ou tard sous la force des processus évolutifs, la fin de l’espèce humaine est bien voulue et opérée par l’homme lui-même. Pour être étrange, cette volonté de l’homme de disparaître est toutefois bien conforme à ce que Heidegger avait défini comme l’âge du nihilisme : l’homme voulant la technique se destine par là-même à sa fin. Ainsi place serait faite, nous dit-on, pour une autre espèce dont on commence à voir les contours. Toutefois, le statut ontologique de cette nouvelle espèce et sa conformation matérielle varient du tout au tout selon les penseurs qui esquissent les formes de cet être à venir. Une panoplie de préfixes définissent les différentes positions : transhumanistes, hyperhumanistes, posthumanistes (pour ne par parler de borganistes) se forgent une image des hommes et des femmes du futur à leur guise.

Ma première tâche sera donc de dessiner une carte théorique aussi exhaustive que possible des différentes positions à ce sujet. J’essaierai aussi de montrer les points de différence et surtout de ressemblance entre ces théories, qui ne me semblent pas aussi variées que cela peut paraître, surtout à travers la figure du cyborg. Je voudrais en un second temps m’arrêter sur un point que justement – ce que j’essaierai de démontrer au préalable – toutes ces théories partagent : la volonté d’en finir avec la mort et avec les philosophies « mortalistes ». Il me semble que l’immortalisme des théories du posthumanisme est le résultat ultime, et c’est le dernier point que je développerai, d’une extrême simplification de ce que l’on pourrait appeler une philosophie de la puissance.


Contacts 

isabelle.krzywkowski@u-grenoble3.fr
jean-yves.goffi@wanadoo.fr

Public concerné : chercheurs, étudiants

Type d'évenement : seminaire