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Un métier :

Anthropologue de la communication

Observateur avisé de la nature et des comportements humains, l’anthropologue de la communication porte une attention toute particulière aux modalités de communication verbale (tours de paroles…) et non verbale (usages et positions du corps en interaction) de ses congénères en société.
Cette société peut être, selon les cas et la thématique de recherche choisie : archaïque (lointaine), moderne (proche), professionnelle (hiérarchisée), familiale (intime), petite ou vaste…


 

iStock_000006428830Medium-© Kronick

« Je suis le Sherlock Holmes de la com’ :
pour moi la parole des autres est un trésor d’indices ! »

 


Que cherche-t-il ?

Il cherche à entrer sur un terrain d’enquête pour :
• partager le quotidien des personnes appartenant aux terrains choisis pour l’étude
• augmenter la compréhension des mécanismes sociaux et communicationnels (échanges linguistiques, nouveaux usages des TICs)
• pratiquer l’observation non, semi ou totalement participante (en interagissant plus ou moins directement avec les personnes du terrain)
• pratiquer des interviews ou entretiens semi-directifs « à visée compréhensive » (J-C. Kaufmann)
• donner la parole aux interviewés pour qu’ils se fassent entendre et ainsi que la recherche amène des connaissances sur les autres cultures et des améliorations potentielles en termes de conditions de vie de ces personnes, de travail, etc.

    

Comment travaille-t-il ?

Il utilise des instruments scientifiques variés :
• des carnets ou « guides » de terrain où le chercheur planifie son travail, prépare les entretiens à venir, note ses observations sur le terrain (comportements, positions des objets…), annote ses « notes de terrains » de ses impressions, réflexions pour donner un contexte à l’observation
• des grilles d’entretiens pour « diriger » les interviews sur le terrain
• des appareils pour enregistrer et/ou filmer les interactions (caméra, enregistreur numérique et/ou à cassettes, appareil photo…)
• des ordinateurs pour stocker les données et aussi rédiger (articles scientifiques issus des recherches, notes de terrains, grilles d’entretiens normalisées, livres, thèses, mails aux collègues…)
• des logiciels pour un traitement linguistique informatisé des données

  

Avec qui ?

Dans son laboratoire, il est membre d’une équipe de recherche composée de personnels administratifs, d’étudiants de master, d’enseignants, d’enseignants-chercheurs et de chercheurs d’âges et de statuts différents (depuis le jeune doctorant, en passant par le maître de conférence jusqu’au professeur des universités). Il travaille en collaboration avec des chercheurs de toutes nationalités, en partenariat avec des chercheurs en sciences dites « dures » et aussi parfois avec des industriels (notamment dans le cadre des nouvelles technologies de l’information et de la communication) pour répondre aux
attentes de la société. Il communique sur ses travaux dans des conférences publiques et/ou entre pairs, publie ses résultats dans des journaux scientifiques. Parfois, il fait de la vulgarisation scientifique et de la médiation culturelle à visée du grand public.