Le développement d’une compétence interculturelle après classement d’un site au Patrimoine mondial de l’UNESCO, un pas vers le dialogue entre les peuples.


Informations administratives

Établissement gestionnaire, Inscription : Université Grenoble Alpes

Rattachement : Ecole Doctorale Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (ED 454) Collège doctoral de l’Université Grenoble Alpes

Laboratoire : UMR Litt&Arts – Arts et pratiques du texte, de l’image, de l’écran et de la scène (UMR CNRS 5316) Axe P2CO (Pratiques Collectives et Créations Ordinaires) Equipe ISA (Imaginaire et Socio-Anthropologie)

Directeur : Florent Gaudez – UMR Litt&Arts (P2CO & ISA) – UGA

Co-directrice : Pascale Boucaud – Chaire UNESCO « Mémoire, cultures et interculturalité » – UCLY


Durée de l’allocation doctorale de recherche

septembre 2016 – août 2019


Résumé du projet de thèse

Ce projet vise à analyser comment un territoire, à partir du classement d’un objet patrimonial d’art pariétal au patrimoine mondial de l’UNESCO, se développe dans toutes ses composantes (économiques, sociales, environnementales) et fait évoluer son identité, ses éléments de culture, afin de se singulariser, de se redéfinir dans un contexte où il acquiert une visibilité internationale et doit être en capacité d’accueillir ses visiteurs venus « d’autres cultures ».

L’interculturalité, notamment l’acquisition de compétences interculturelles est un sujet abordé dans le secteur social, médical et paramédical, l’enseignement, ou encore en management. Très peu dans le tourisme. Or, malgré la furtivité des échanges touristiques entre un visiteur et des acteurs d’un lieu touristique, lorsque les entreprises réceptrices de visiteurs et les habitants sont formés/sensibilisés à une posture d’accueil interculturel et capables de conter quelques éléments de leur culture, l’échange initialement souvent d’ordre pratique peut devenir un peu « plus », acquérir une dimension culturelle plus marquée, voire être une véritable rencontre. Dans les territoires, ruraux notamment, sur lesquels un objet est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le développement de programmes d’acquisition de compétences interculturelles est facilité par l’obtention de la labélisation Patrimoine mondial de l’UNESCO.

La démarche d’acquisition de compétences en accueil interculturel développée par l’Université Territoriale d’Entreprises sur le territoire de la grotte ornée du Pont d’Arc, est basée sur l’idée qu’un individu et, par analogie un territoire, est plus en mesure d’accueillir l’Autre s’il se connait, sait se présenter, parler de lui positivement. Nos attendus vis-à-vis de cette recherche sont, en sus d’un apport nouveau au corpus anthropologique, de pouvoir modéliser les résultats qualitatifs (matrice par exemple) permettant la compréhension des relations interculturelles dans le temps et l’espace.

Une critique et une modélisation de la méthodologie développée sur la formalisation de marqueurs culturels et leur diffusion permettrait à des collectivités territoriales intéressées de mettre en œuvre des démarches d’éducation à l’interculturalité.

Nous souhaitons également prolonger cette démarche avec des études d’experts du secteur, et pouvoir nous appuyer sur cette recherche pour proposer des coopérations sur d’autres territoires ruraux ayant un objet valorisé/sable auprès du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

En matière de valorisation, la thèse conduira à des publications dans des revues académiques de sociologie, anthropologie, sociologie de la culture, mais également, étant donné son sujet, à des articles et communications visant un plus large public intéressé par les relations culture-société dans des revues spécialisées telles Etudes Interculturelles publiées par la Chaire UNESCO « Mémoire, cultures et interculturalité », Revue interculturelle Cultures Sans Frontière.

L’avancée du travail sera présentée dans des séminaires de recherche ou de formation doctorale, particulièrement ceux de l’UMR Litt&Arts, et du Centre de Recherches ISA. Il sera aussi valorisé par le partenaire extra-académique sous la forme de présentation du projet ou des travaux lors de réunions de partage d’information avec des acteurs participants au projet sur l’accueil interculturel en Ardèche.


 

Comité de thèse

  • Serge Chaumier, socio-anthropologue, Professeur des Universités à l’Université d’Artois.
  • Alain Chenevez, socio-anthropologue, Maître de conférences à l’Université de Bourgogne.
  • Isabelle Krzywkowski, comparatiste, Professeur à l’Université Grenoble Alpes.
  • Jean-Michel Bessette, socio-anthropologue, Professeur à l’Université de Franche-Comté.
  • Denis Chevallier, ethnologue, professeur à l’École du Louvre, conservateur en chef du patrimoine, directeur-adjoint du MuCEM et responsable du département « Recherche et enseignement ».

Profil du/de la candidat(e)

Titulaire d’un Master en Sociologie, le/la candidat.e manifestera un net éveil à la sociologie de la culture.
Il est bien sûr attendu de lui/elle une parfaite maitrise des outils théoriques et empiriques de l’exploration de terrain, mais également :

  • Maitrise des fondamentaux en anthropologie et interculturalité
  • Approche pertinente d’un terrain complexe
  • Connaissances approfondies en sociologie de la culture
  • Notions en anthropologie et développement territorial
  • Un intérêt pour la paléo-anthropologie serait un atout
  • Un mémoire de master 2 recherche réalisé autour d’une problématique proche de la thématique valoriserait la candidature

Contact

Florent.Gaudez@univ-grenoble-alpes.fr


Déposer sa candidature

Le dossier de candidature est à envoyer avant le vendredi 10 juin à midi et devra comporter (sous Word ou PDF) :

  • Un CV de deux pages maximum
  • Un projet de thèse de cinq pages maximum & une page de bibliographie
  • les relevés de notes de M1 & de M2
  • le mémoire de Master 2

Télécharger l’appel à candidature

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